Hürden ofbauen – Mënschen opbauen. Fir eng human Flüchtlingspolitik.

Neiegkeeten, Pressecommuniquéën

La réforme de la politique d’asile européenne et du système Dublin reste une urgence, permettre aux réfugiés de mener une vie décente en Europe une nécessité absolue. Aussi au Luxembourg des améliorations à différents niveaux s’imposent, surtout en matière d’intégration des réfugiés. Voilà deux constats dressés par le LSAP, qui dans le cadre d’une conférence de presse le mardi 21 août 2018 a présenté ses solutions aux nombreux défis que pose la politique d’asile.

La question des réfugiés avait depuis un certain temps disparu des médias, les images récentes de bateaux de réfugiés ne trouvant pas de port d’escale européen nous ont néanmoins remémoré de manière brutale que la situation aux frontières de l’Europe ne s’est pas améliorée de manière substantielle. Le député Marc Angel, porte-parole en matière de politique étrangère au sein du groupe parlementaire socialiste, s’est félicité de la politique d’asile du Luxembourg et des positions défendus par le Ministre en charge de l’immigration et de l’asile Jean Asselborn.

Tout en regrettant qu’au niveau européen le paquet asile restait difficile à négocier. Mais pour le LSAP la seule solution au problème est sans équivoque : « Tous les États membres doivent contribuer à la politique d’asile de l’Union et le nouveau système Dublin doit se fonder sur le sur le principe de la solidarité », a souligné Marc Angel. Ainsi le LSAP s’exprime en faveur d’une plus grande harmonisation dans ce domaine.

Efforts en matière d’intégration

Dans ce même ordre d’idée, pour les socialistes, le Luxembourg devra aussi dans le futur se montrer solidaire et accueillir des réfugiés par le biais de la réinstallation. « Parallèlement et afin d’assurer que le système d’asile reste fonctionnel une politique effective de retours et de réadmissions est également nécessaire » a ajouté Marc Angel. Dans ce contexte, il est primordial pour le parti socialiste que les personnes déboutées soient traitées de manière digne tout au long du processus.

Pour le LSAP, beaucoup d’efforts restent aussi et surtout à faire en matière d’intégration des réfugiés. « A l’heure actuelle, nous pouvons – et nous devons – créer les conditions pour une intégration réussie et réorganiser nos structures d’accueil en conséquence. Autrement, nous risquons une catastrophe si jamais les afflux reprennent pour de bon », a expliqué Sylvie Jansa, en se référant au papier de position élaboré par un groupe de travail interne et ayant servi de base à l’élaboration de cette partie thématique du programme électoral. Ainsi, le LSAP propose notamment de revoir et d’alléger les procédures pour la construction de nouveaux foyers et de recruter du personnel qualifié en nombre suffisant afin de garantir un suivi social adéquat.

Hébergement des DPI

De manière générale, le LSAP est d’avis que les DPI logés dans un foyer doivent être responsabilisés davantage, comme l’a expliqué Aurore Rössler. « Nous voulons leur offrir la possibilité d’organiser leur vie de manière aussi autonome que possible » a précisé la jeune candidate dans la circonscription Est. Ainsi, le LSAP soutient l’idée de fournir aux personnes concernées des cartes de débit rechargeables pour faire leurs courses ou encore d’instaurer un système permettant aux personnes de participer contre rémunération à des petits travaux d’entretiens au sein des foyers.

En ce qui concerne l’intégration des DPI et des BPI, le président du parti, Claude Haagen, a expliqué que cette dernière se ferait avant tout à travers le travail, l’école et la vie associative. « A travers le contact direct, le contact humain », a pointé le bourgmestre de Diekirch qui donne le bon exemple dans sa commune. Des mesures permettant une bonne intégration concernent notamment un accès au marché de travail facilité ainsi qu’une scolarisation des enfants de réfugiés dans les classes régulières, le cas échéant avec des moyens et des cours supplémentaires, et de réduire les classes d’accueil à un stricte minimum.

Le LSAP en tout cas est d’avis que l’attribution de la protection internationale à des gens en détresse n’est pas seulement un devoir mais surtout aussi une chance pour une société de grandir humainement. A condition que la politique fournisse, de manière cohérente et transparente, les moyens nécessaires et crée le cadre adapté pour une intégration réussie. Telles sont les bases socialistes pour une politique d’asile humaniste et réaliste qui, nous y croyons, sera soutenue par nos concitoyens.

Papier de position

Communiqué le 21 août 2018.