À propos des mini-crèches

Communiqué de presse, Net klassifizéiert, News

Les Femmes Socialistes félicitent le Gouvernement DP-LSAP-Déi Gréng pour les différentes mesures réalisées dans le domaine de la conciliation des responsabilités familiales et professionnelles depuis 2013.

  • l’adaptation du Congé parental aux besoins des parents et des enfants par une plus grande flexibilisation
  • l’augmentation du forfait d’indemnisation du Congé parental
  • l’augmentation de l’offre en modes de garde pour enfants
  • une meilleure accessibilité aux modes de garde par une adaptation des chèques-service

Les Femmes Socialistes affirment que la qualité de l’encadrement proposé doit être la priorité absolue de tout mode de garde d’enfants.

Investir dans la qualité de garde des enfants est la base nécessaire pour permettre à tout individu de développer ses talents et devenir un adulte « bien dans sa peau ». Afin d’y arriver, le dialogue structuré avec les parents est fondamental.

La qualité dans les structures de garde, c’est :

  • un nombre restreint d’enfants à charge par encadrant socio-pédagogique
  • une qualification professionnelle confirmée de l’encadrement
  • des méthodes pédagogiques répondant aux besoins physiques, psychiques et émotionnels du développement de chaque enfant
  • la continuité du dialogue et de l’échange entre les parents et le personnel d’encadrement.

Le Bureau national des FS a analysé le projet de loi sur les « mini-crèches » (PL 7302).

Tout en accueillant positivement la volonté du Gouvernement de continuer à développer des modes de garde d’enfants supplémentaires à côté de l’existant, le Bureau national vient de formuler des modifications qu’il juge nécessaire pour créer un tissu hautement professionnel de garde d’enfants :

  • le PL prévoit de nombreuses obligations, soit de procédure (demande d’agrément dans le cadre de la loi ASFT), de qualification (minimalistes), de production de textes (contrat d’éducation et d’accueil, projet d’établissement), de gestion (administrative, ressources humaines, contact parents, financières).
  • Ces tâches doivent être prises en charge A COTE de la tâche strictement éducative et pédagogique. Il est à craindre que le travail éducatif et pédagogique souffrira de l’investissement en temps et moyens dans les tâches connexes.
  • L’idée de voir réunies toutes ces compétences dans une seule personne, gestionnaire de la mini-crèche, assumant la responsabilité sociale, commerciale, pédagogique, légale, etc. devant en plus garder des enfants est une attente démesurée.
  • Alors que la fiche d’impact du PL affirme que l’impact sur l’égalité entre femmes et hommes est neutre, les faits montrent que ce sont majoritairement des femmes qui travaillent dans les emplois tels que assistants parentaux, gardes occasionnelles, etc. Les perspectives d’évolution de carrière dans ces emplois sont faibles, sinon nulles. Le risque de précarité de l’emploi va de pair puisque la rentabilité de l’emploi n’est pas garantie (est-ce que le revenu permettra de générer un salaire décent, après paiement de toutes les charges ?  est-ce que l’accès au bénéfice des indemnités de chômage est ouvert si la demande fait défaut, càd si les parents n’ont plus besoin de la garde ?).
  • L’Art. 35 du PL prévoit que des agents du Service national de la Jeunesse assureront le rôle de contrôle et de développement des standards qualité à mettre en place. Il faudra donc doter le Service des agents nécessaires en nombre et en qualification professionnelle.

Les FS recommandent de rattacher les mini-crèches à des structures existantes, soit au niveau des communes ou d’associations gestionnaires existantes. Les ressources nécessaires seraient ainsi dédiées à ces structures, une solution qui a l’avantage de créer un lien direct avec des institutions travaillant sur le terrain. Des synergies pragmatiques (formation continue, gestion des places disponibles, remplacements en cas de maladie,….) seraient faciles.

Pour le Bureau National des Femmes Socialistes
Sylvie JANSA
Présidente