Verkéiersspigele sinn eng Hëllef wann et drëms geet, op Platzen mat schlechter Visibilitéit d’Sécherheet ze verbesseren andeems se engem Chauffer erlaben ze erkennen, ob en anert Gefier kéint säi Wee kräizen.

D’Utilitéit vun dëse Verkéierspigelen, déi oft op d’Initiative hin vu Riverainen opgestallt ginn, muss net méi bewise ginn. Allerdéngs kënnen dës Spigelen och eng Gefor duerstellen, nämlech da wann d’Spigelbild bzw. d’Verzerrung vum Bild maachen, dass e Chauffer d’Vitesse vun engem anere Gefier an d’Distanz zu dësem falsch aschätzt. D’Lëtzebuerger Reglementatioun gesäit dann och keng spezifesch Regele fir d‘Installatioun vir, esou dass entspriechend Decisiounen iwwert d’Opstelle vu Verkéiersspigelen oft wéineg transparent a kontestéiert sinn.

An dem Kontext wëll d’LSAP-Deputéiert Claudia Dall’Agnol elo vum zoustännegen Nohaltegkeetsminister an enger parlamentarescher Fro wëssen, ob hien sech dëser Problematik bewosst ass an ob hie virhuet, ewéi z.B. a Frankräich, kloer Regele fir d’Installatioun vu Verkéiersspigelen opzestellen.


 

 

Monsieur Mars Di Bartolomeo
Président de la Chambre des Députés
Luxembourg

Luxembourg, le 15 mars 2016

 

 

 

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du règlement de la Chambre des Députés, j’ai l’honneur de poser la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre du Développement durable et des Infrastructures.

Les miroirs routiers sont considérés comme un outil d’aide à la circulation, respectivement un équipement de signalisation dont l’objectif est de renforcer la sécurité sur des endroits stratégiques et de permettre au conducteur qui aborde une voie sans visibilité ou à visibilité restreinte de savoir si un véhicule risque ou non de gêner sa progression.

Souvent implanté suite à l’initiative de riverains, cet équipement, dont l’utilité est reconnue depuis longtemps sur le plan de la sécurité, est largement apprécié par la population. Pourtant, ces miroirs peuvent également constituer une source de danger, puisque l’image renversée que reflète le miroir, ainsi que l’effet de distorsion peuvent induire en erreur les usagers de la route tant en ce qui concerne l’appréciation de la vitesse des véhicules que l’évaluation de la distance encore à parcourir par les véhicules qui apparaissent dans le miroir. Or, la réglementation luxembourgeoise ne prévoit pas de règles spécifiques quant à l’installation de ces miroirs, ce qui donne souvent lieu à des décisions peu transparentes et contestées à ce sujet.

Dès lors, j’aimerais savoir si Monsieur le Ministre est conscient de ce problème et s’il envisage de préciser la réglementation en question à l’instar de celle qui existe en France et qui définit clairement les conditions qui permettent l’installation d’un miroir routier.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

 

Claudia Dall’Agnol

               Députée